La date de réception de votre lettre par votre employeur marque le point de départ de votre préavis. Cette période de transition vous oblige à poursuivre votre activité dans l'entreprise, sauf accord contraire de votre employeur ou dispense légale.
La durée de ce préavis n'est pas fixée par la loi de manière uniforme. Elle dépend de plusieurs sources : votre contrat de travail individuel, la convention collective de votre branche professionnelle ou l'accord d'entreprise en vigueur. Un cadre ne sera pas soumis aux mêmes délais qu'un employé. Un salarié avec dix ans d'ancienneté devra généralement respecter un préavis plus long qu'une personne récemment embauchée.
Prenez le temps de vérifier ces informations avant d'envoyer votre démission. Cette vérification vous évitera de vous engager sur une date de départ irréaliste ou de vous retrouver en situation délicate vis-à-vis de votre futur employeur si vous avez déjà signé un nouveau contrat.
Vous pouvez solliciter une dispense partielle ou totale de préavis directement dans votre courrier de démission. Votre employeur n'est pas tenu d'accepter, sauf dans certains cas prévus par le Code du travail. Les femmes enceintes et les salariés démissionnant pour élever un enfant bénéficient notamment de dispositions particulières. La demande de congé pour création ou reprise d'entreprise ouvre également droit à des aménagements spécifiques.
Si votre employeur accepte de vous dispenser de préavis, cette dispense doit être formalisée par écrit. Conservez précieusement ce document : il pourrait vous être utile pour justifier une prise de poste anticipée chez votre nouvel employeur.